Des outils pour se repérer dans la jungle des applis santé

L’Américain iMedicalApps et le Français DmdPost lancent tous les deux des outils pour aider les médecins à s’y retrouver dans le foisonnement de la m-santé (santé mobile). Des boussoles plus que bienvenues.

Face au foisonnement d’applis qui sortent toutes les semaines, le médecin a quelques raisons de se sentir perdu. Comment savoir si les résultats seront à la mesure des promesses affichées sur l’AppStore ? Les applis ne sont pas contrôlées comme les médicaments, et il faut donc partir à la pêche aux infos. Heureusement, il existe des ressources de confiance auxquelles se référer pour défricher le terrain.

Premier site à connaître : iMedicalApps. Géré par des médecins, il propose des critiques rigoureuses de tout ce qui sort sur les stores. Avec 1 500 applis évaluées en 4 ans, il s’agit d’une source incontournable dans le domaine, mais ce n’est pas tout.

L’équipe d’iMedicalApps est en effet en train de lancer iPrescribeApps, un site encore plus ambitieux. « Nous ne parlons pas de recommander, nous parlons de prescrire » des applications aux patients, écrit Iltifat Husain, fondateur et rédacteur en chef de iPrescribeApps. En clair, il s’agit de donner au praticien les ressources nécessaires pour faire entrer les applis dans son arsenal thérapeutique, au même titre que les médicaments.

Un label sur le modèle du « AB » pour le bio

IMedicalApps est pour l’instant en test en version bêta, et le lancement de la version finale devrait intervenir dans les mois qui viennent. Malheureusement, il n’est disponible qu’en anglais, la véritable langue de la m-santé.

Mais la France a ses guides de la santé connectée. DmdPost, par exemple, évalue depuis plusieurs années dans la langue de Molière des applis et des objets connectés, et a ses entrées chez What’s Up Doc. Le site a lancé il y a quelques semaines un outil qui permettra de distinguer le bon grain de l’ivraie dans la forêt de la santé connectée : le label « mHealth quality ». Celui-ci fonctionne un peu selon le modèle du label AB pour l’agriculture biologique : les applis qui le souhaitent pourront payer pour être évaluées par l’équipe de DMD, qui les jugera sur plusieurs critères : médical, règlementaire, éthique, sécurité, valeur d’usage…

Pour l’instant, ni iPrescripeApps ni mHealth Quality ne sont opérationnelles pour le commun des mortels médical. Mais d’ici peu, on peut espérer qu’ils mettent un peu d’ordre dans la jungle de la m-santé.

Portrait de La rédaction

 

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