Les 500 élus

Que font ceux qui ont le choix ?

Les ECNi, c’est un peu les hunger games de la médecine. 9000 jeunes lancés dans l’arène avec l’espoir d’atteindre le classement souhaité. Mais parmi eux, 500 étudiants font bande à part, ils ont le choix parmi toutes les spécialités et quasiment toutes les villes de France. C’est pourquoi il est légitime d’analyser les choix de ces 500 élus, histoire de prendre le pouls des spécialités et des villes françaises qui attirent les meilleurs.  

 

Les spécialités les plus choisies

 

Pas de surprise lors de ces ECNi 2018. Les carabins les plus brillants ont opté pour les mêmes spécialités que leurs ainés. En tête de liste, on retrouve bien entendu l’ophtalmologie, bien que l’attrait pour cette discipline reste encore un mystère pour certains, les meilleurs s’y jettent toujours sans hésitation. On retrouve en deuxième position la cardiologie, suivie de près par la radiologie et l’anesthésie-réanimation. Même si ces spécialités se retrouvent souvent dans les métiers aux plus fortes rémunérations, on ne peut qu’admettre les avancées en termes de technique et thérapeutiques, tout comme la facilité d’accès à d’autres modes de pratique. Car non, les médecins ne sont pas intéressés que par l’argent, de quoi tacler à nouveau les insinuations du Pr Sibilia.

 

La chirurgie n’attire toujours pas les foules, il y a moins d’une quarantaine d’étudiants sur les 500 qui ont fait ce choix, avec l’orthopédie et la chirurgie plastique, nouvelle spécialité, en tête.

 

Les villes les plus choisies

 

Où ont décidé d’aller ces 500 guerriers ? Sans surprise, Paris est en tête. Elle ne ressortira peut-être comme la ville la mieux classée sur le classement général, et il est très probable que les parisiens, habitués aux bons classements, on fait le choix de rester à domicile. Après Paris, on retrouve Lyon, Bordeaux et Nantes. Des villes qui sont connues pour l’attrait auprès des étudiants et la qualité de vie et la localisation de ces villes y jouent surement beaucoup. La première ville du sud : Montpellier, n’arrive qu’après, suivie de la ville la plus au nord : Lille.

 

Les surprises

 

Pour terminer, comme chaque année, ce classement permet de mettre en évidence quelques irréductibles étudiants, probablement parmi les plus passionnés qui font le choix de spécialités habituellement peu désirées par les plus brillants. On retrouve ainsi parmi les 500 premiers, 2 futurs internes de médecine physique et réadaptation, 16 futurs médecins généralistes (soit à peine 3 % sur les quasis 60 % de postes), ou encore 1 psychiatre et 2 gériatres.

 

Pour terminer ces statistiques, on remarque que ces élus sont majoritairement des hommes... Pourquoi ? On ne sait pas, mais parmi les 500 premiers on dénombre un peu moins de 60 % d’hommes vs 40 % de femmes. Bien que cette petite statistique ne soit pas particulièrement utile, elle alimentera peut-être quelques débats au self, ou au bloc d’orthopédie...

 

Méthodologie :

Nous avons récupéré les informations issues du CNG concernant les choix définitifs des 500 premiers aux ECNi 2018. Nous avons compté les effectifs de chaque spécialité et de chaque ville. Nous n’avons pas pris en considération le ratio choix/nombres de place disponible pour une spécialité donnée. Nous avons exclu les étudiants de l’École de Santé des Armées.

Source: 

Idris Amrouche

Portrait de La rédaction

 

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