Des internes collectent des fonds pour installer une fresque

Ringardes, les salles de garde ?
Ringardes, les salles de garde ?

Les internes du groupe hospitalier Paul Guiraud se lancent dans une collecte de fonds pour rémunérer un artiste qui a créé une nouvelle fresque pour leur salle de garde. Hôpital psychiatrique oblige, pas de scènes grivoises mais une représentation des addictions.

Ils n’en peuvent plus d’attendre. Les internes du groupe hospitalier Paul Guiraud collectent des fonds pour compléter leur fresque, déjà dévoilée en partie l’année dernière. La représentation, intitulée « Amicus Redemptio » et créée par l’artiste Jérôme Marichy, évoque les addictions.

Des traditions carabines « qui doivent perdurer »

« On peut y voir des cachets, des seringues, de l’argent », raconte Mathilde Berthon, contactée par What’s up Doc. Cette interne en premier semestre de psychiatrie fait partie des représentants des internes en CME et des économes de la salle de garde. Et cette fresque, elle y tient.

Bien qu’elle ne rentre pas dans la lignée des fresques controversées, affichant des scènes sexuelles ou scatologiques, elle fait partie des traditions carabines, « qui doivent perdurer, car c’est notre mode d’expression à l’hôpital ». Elle complétera la première fresque sur le thème du sida, intitulée « Save our Souls » et installée en 1995 par l’artiste A-One.

Une cagnotte pour financer la fresque

« La fresque de Jérôme s’inscrit sur un territoire en mouvement (…). Elle s’inscrit dans l’urgence du moment ». Jérôme Marichy a poursuivi des études artistiques à Paris avant de s’engager dans le dessin textile puis de se consacrer entièrement à la peinture sur toile. « Son expérience de dessinateur textile et l’esprit du pop art inspirent son travail », peut-on lire dans le dossier de presse.

Mathilde Berthon a lancé avec ses co-internes porteurs du projet une cagnotte en ligne pour financer la fresque. Sept panneaux sont déjà installés, restent huit qui dorment dans l’atelier de l’artiste. Ils seront dévoilés lorsque la somme nécessaire pour rémunérer l’artiste sera réunie. Les internes sont à la recherche de 8 500 euros. Pour participer à la cagnotte, cliquez ici. Chers internes, What’s up Doc vous souhaite bon courage dans votre ouvrage !

Portrait de Thomas Moysan

 

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